Il y a un an, New York bourdonnait d'activité. Échafaudages sur les trottoirs à chaque coin de rue, grues hissant de nouveaux immeubles, restaurants florissants et Broadway illuminé par des spectacles primés.
En mars, le coronavirus a frappé la ville de plein fouet, tout a basculé.
L'année écoulée a plongé la ville dans un calme inhabituel, assombrissant ses emblèmes iconiques.
Certaines familles ont fui vers la Floride, d'autres ont tenu bon, mais le marché immobilier a souffert dramatiquement.
Avec les vaccins, 2021 pourrait amorcer une reprise globale. Mais quel visage aura l'immobilier new-yorkais ?
Le rebond immobilier dépendra de la reprise économique. Le défi est majeur : chômage à plus de 12 % (près du double de la moyenne nationale), entreprises réticentes au retour en bureau, et 300 000 départs depuis le début de la pandémie, amputant la base fiscale.
Les élus évoquent hausses d'impôts et coupes budgétaires, mais sans plans concrets pour l'heure.
Ces enjeux persistent malgré les vaccins et freineront la reprise immobilière.
Les analystes prévoient un chemin plus ardu et prolongé pour New York comparé au reste du pays.
La location a plongé : tourisme et hôtellerie à l'arrêt. En octobre, loyer médian à Manhattan à 2 880 $, plus bas depuis 2010.
Sans retour des emplois impactés, la demande locative stagnera.
L'offre atteint des records (+123 % en octobre), pesant sur les propriétaires.
Seul un afflux de locataires dépassant l'inventaire inversera la tendance.
La pandémie accentue les disparités : quartiers périphériques et bas salaires les plus touchés, avec une dévastation économique visible.
Les hauts revenus résistent, boostés par la tech en 2020. Ventes > 4 M$ supérieures à 2019.
Les élites parient sur la résilience de New York, achetant à prix cassés. Mais une taxe pied-à-terre plane.
22 % des New-Yorkais partis prévoient un retour, surtout à Brooklyn.
Pré-pandémie, marché bouillant ; aujourd'hui, loyers bas et offre abondante. Atouts post-COVID : buanderie, espaces extérieurs, parcs accessibles.
Le télétravail et l'éducation à domicile ont révélé le besoin d'espace. Cette tendance perdurera.
Malgré les obstacles, la résilience new-yorkaise prime. Pour les acheteurs, c'est une opportunité unique.
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