Le marché libre est un système économique fondé sur l'offre et la demande, avec une intervention gouvernementale minimale ou nulle. Il englobe tous les échanges volontaires au sein d'un environnement économique donné. Les marchés libres se distinguent par un ordre spontané et décentralisé, où les individus décident librement de leurs actions économiques. Selon les règles politiques et juridiques d'un pays, le degré de liberté d'un marché peut varier d'ample à totalement prohibé.
Le terme « marché libre » est souvent synonyme de capitalisme de laissez-faire. Il désigne généralement une économie à concurrence libre et des transactions privées entre acheteurs et vendeurs. Une définition plus large inclut toute activité économique volontaire, sans contrôle coercitif d'autorités centrales.
Selon cette vision, le capitalisme de laissez-faire et même un socialisme volontaire (avec propriété commune des moyens de production) relèvent du marché libre, tant qu'il n'y a pas d'impositions ou restrictions forcées. La coercition n'intervient que par accord mutuel préalable, comme dans les contrats couverts par le droit de la responsabilité délictuelle.
Aucun pays moderne n'adopte un marché libre totalement décomplexé. Cependant, les marchés les plus libres coïncident avec des nations valorisant la propriété privée, le capitalisme et les droits individuels. Cela s'explique par une moindre interférence avec les échanges volontaires via régulations ou subventions. Les marchés libres prospèrent dans des systèmes protégeant les droits de propriété et incitant les capitalistes à innover pour des profits.
Dans un marché libre, les marchés financiers émergent pour financer ceux qui ne s'autofinancent pas. Certains accumulent de l'épargne en consommant moins que leur revenu ; d'autres l'investissent dans des projets entrepreneuriaux, comme lancer ou développer une entreprise. Cela passe par la négociation d'actions ou d'obligations.
Les épargnants échangent ainsi leur épargne actuelle contre une promesse de rendement futur (intérêts sur obligations) ou une part des revenus futurs (actions). Aucun exemple moderne de marché financier purement libre n'existe.
Toutes les contraintes étatiques impliquent des menaces de force. Exemples : interdictions d'échanges, fiscalité, réglementations, licences obligatoires, taux de change fixes, concurrence publique, contrôles des prix, quotas, etc. Les justifications invoquent souvent la sécurité des consommateurs, l'équité ou les biens publics. En réalité, entreprises et groupes d'intérêt influencent ces règles via la recherche de rentes.
La régulation réduit mais ne supprime pas le marché libre ; des échanges volontaires persistent. Sur les marchés illégaux, la concurrence vire à la violence, favorisant monopoles ou oligopoles et barrières élevées à l'entrée.
Pour évaluer l'impact des marchés libres, des indices reconnus existent : l'Index of Economic Freedom de la Heritage Foundation, et les rapports Economic Freedom of the World et Economic Freedom of North America du Fraser Institute. Ils évaluent la sécurité des droits de propriété, le fardeau réglementaire, l'ouverture financière, etc. Les analyses empiriques confirment une forte corrélation entre liberté économique et prospérité matérielle.
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