Un déficit budgétaire survient lorsque les dépenses publiques excèdent les recettes, reflétant la santé financière d'un État. Ce terme désigne généralement les finances gouvernementales, par opposition aux entreprises ou aux ménages. Les déficits cumulés alimentent la dette nationale.
Les déficits budgétaires expliqués : lorsque les dépenses courantes surpassent les revenus issus des opérations standards, un déficit apparaît. Pour le corriger, un pays peut réduire ses dépenses, stimuler les recettes ou combiner les deux approches.
À l'opposé, un excédent budgétaire se produit quand les recettes dépassent les dépenses, générant des fonds disponibles. Un budget équilibré voit recettes et dépenses s'équilibrer.
Au début du XXe siècle, les déficits étaient rares chez les pays industrialisés. La Première Guerre mondiale a entraîné des emprunts massifs, épuisant les réserves pour financer la guerre et la croissance. Ces déficits persistent jusqu'aux années 1960-1970, malgré la chute de la croissance mondiale.
Le principal risque est l'inflation, soit une hausse continue des prix. Aux États-Unis, par exemple, un déficit peut inciter la Réserve fédérale à injecter plus de liquidités, favorisant l'inflation. Des déficits chroniques mènent à des politiques monétaires inflationnistes.
Les gouvernements favorisent la croissance via des politiques comme la baisse des dépenses publiques et l'augmentation des impôts. Réduire les réglementations et l'impôt sur les sociétés peut booster la confiance des entreprises, l'emploi et les recettes fiscales.
Imprimer de la monnaie pour rembourser la dette (via bons du Trésor ou obligations) risque de dévaluer la devise et de provoquer une hyperinflation.
Les déficits surgissent souvent face à des crises, comme post-11 septembre 2001 : la guerre en Afghanistan a coûté 22,8 milliards de dollars, celle en Irak 51 milliards en 2003. À fin 2009, sous George W. Bush, plus de 900 milliards avaient été dépensés, portant le déficit à 1,4 billion. Sous Barack Obama (2009-2017), il a encore augmenté. Selon le Congressional Budget Office, fin 2018, la dette publique atteignait 78 % du PIB.
En période de prospérité, les déficits (en % du PIB) diminuent grâce à des recettes fiscales accrues, un chômage en baisse et moins de besoins en aides sociales comme l'assurance-chômage.
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