Le rendement sur coût (YOC), ou Yield on Cost, mesure le rendement du dividende en divisant le dividende actuel d'une action par le prix d'achat initial. Par exemple, si vous avez acheté une action à 20 € il y a cinq ans et que le dividende actuel est de 1,50 €, le YOC s'élève à 7,5 %.
Attention à ne pas le confondre avec le rendement de dividende actuel, qui divise le dividende par le prix du marché actuel de l'action.
Le YOC met en lumière le rendement du dividende par rapport au prix d'achat initial. Les actions dont les dividendes croissent avec le temps génèrent souvent des YOC élevés, particulièrement pour les investisseurs patients. Il arrive fréquemment que les paiements de dividendes dépassent le prix d'achat initial, aboutissant à un YOC supérieur à 100 %.
Ce calcul repose sur le prix d'achat initial. Intégrez tous les frais de courtage et achats supplémentaires pour une évaluation précise, afin d'éviter une surestimation du rendement.
Lors de l'analyse des rendements en dividendes, comparez des indicateurs similaires : un YOC élevé ne signifie pas nécessairement un meilleur investissement si le rendement actuel est inférieur à celui d'autres titres. Dans ce cas, revendre pour investir dans un dividende actuel plus attractif peut s'avérer judicieux.
Le YOC illustre les avantages à long terme des actions par rapport aux obligations, dont les taux d'intérêt fixes limitent le potentiel de croissance.
Emma, retraitée, examine les performances de sa pension. Son portefeuille inclut une position importante dans XYZ Corporation, achetée il y a 15 ans à 10 € l'action, avec un rendement de dividende initial de 5 % (0,50 € par action).
XYZ a augmenté son dividende de 0,20 € par an pendant 15 ans, atteignant 3,50 € cette année. Le cours de l'action est désormais à 50 €, générant un YOC de 35 % (3,50 € / 10 €) et un rendement actuel de 7 % (3,50 € / 50 €).
Satisfaite de ce YOC élevé, Emma est surprise d'apprendre que son gestionnaire a vendu la position pour investir dans ABC Industries, offrant un rendement actuel de 8,50 %. Le gestionnaire explique qu'il faut comparer les rendements actuels (7 % vs 8,50 %), et non le YOC. Toutefois, pour maximiser le YOC futur, les perspectives de croissance des dividendes restent cruciales.
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