La stratégie Just in Case (JIC), ou « juste au cas où », consiste pour les entreprises à maintenir des stocks importants et immédiatement disponibles. Cette approche de gestion des stocks vise à minimiser les risques de rupture, particulièrement utile lorsque la demande des consommateurs est difficile à prévoir ou sujet à des pics imprévus. Elle implique des coûts de stockage plus élevés, en échange d'une réduction des ventes perdues dues à un stock épuisé.
Contrairement au Just in Time (JIT), qui minimise les stocks en produisant uniquement sur commande, le JIC privilégie des réserves importantes. Cette méthode est courante dans les pays émergents, où les infrastructures de transport défaillantes, catastrophes naturelles ou problèmes d'approvisionnement rendent la chaîne d'approvisionnement instable. Les fabricants acceptent ainsi des stocks excédentaires pour prévenir les arrêts de production coûteux.
Les stocks sont réapprovisionnés avant d'atteindre le niveau minimum, en tenant compte du délai de livraison des fournisseurs. Le JIC maintient un inventaire de sécurité pour les urgences, mais reste plus onéreux que le JIT en raison des frais de stockage et du risque de péremption ou d'obsolescence.
Le JIC protège contre des pertes majeures : perte de clients fidèles, ruptures avec fournisseurs ou effondrement de la chaîne logistique. Les coûts d'un JIT défaillant (arrêts de production) peuvent dépasser ceux du stockage supplémentaire. Récemment, certaines entreprises optent même pour un sous-stocking volontaire sur des produits phares pour créer de la rareté.
En résumé, le JIC convient aux entreprises incapables de prévoir la demande, assurant une réponse rapide aux pics inattendus malgré les coûts accrus.
Les armées et hôpitaux exemplifient le JIC : ils stockent massivement des fournitures vitales, car un délai JIT pourrait coûter des vies ou compromettre des opérations critiques.
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