Un warrant est un dérivé financier qui confère à son détenteur le droit, mais non l'obligation, d'acheter ou de vendre un actif sous-jacent – généralement une action – à un prix fixé à l'avance, appelé prix d'exercice, avant ou à l'échéance. Les warrants américains peuvent être exercés à tout moment jusqu'à l'échéance, tandis que les warrants européens ne le sont qu'à l'échéance précise. Les warrants d'achat (call) donnent le droit d'acheter, et les warrants de vente (put) le droit de vendre.
Les warrants ressemblent aux options, mais présentent des différences clés : ils sont émis par l'entreprise elle-même (et non par un tiers), négociés de gré à gré plus souvent que en bourse, et ne peuvent pas être émis par les investisseurs. Contrairement aux options, les warrants sont dilutifs : l'exercice génère de nouvelles actions. Ils ont des durées bien plus longues (années vs. mois), ne versent pas de dividendes et n'offrent pas de droits de vote.
Les investisseurs les utilisent pour amplifier leurs positions, se couvrir contre les baisses ou exploiter des arbitrages.
Moins courants aux États-Unis aujourd'hui, ils sont très actifs à Hong Kong, en Allemagne et ailleurs.
Les warrants traditionnels sont émis avec des obligations (appels « obligations liées à warrants ») pour réduire le coupon, souvent détachables et négociables séparément. Ils peuvent aussi accompagner des actions privilégiées.
Les warrants « mariés » sont indétachables : l'exercice nécessite de restituer l'obligation ou l'action liée.
Les warrants couverts sont émis par des institutions financières (sans dilution), adossés à des actions déjà détenues. Les sous-jacents incluent actions, devises, commodities ou autres instruments.
Rechercher et négocier des warrants est ardu : peu cotés en bourse, données rares et gratuites. Symbole souvent : action + « W » (ex. : ABEOW pour Abeona Therapeutics) ou « Z »/lettre.
Ils se négocient avec une prime sujette à érosion temporelle. Évaluation via modèle Black-Scholes, comme les options.
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