La diligence raisonnable est une enquête approfondie, un audit ou un examen réalisé pour vérifier des faits ou des détails sur un sujet étudié. Dans le domaine financier, elle consiste à analyser les états financiers avant de conclure une transaction avec une autre partie.
Ce concept s'est imposé aux États-Unis avec le Securities Act de 1933. Cette loi rend les négociants et courtiers responsables de la divulgation complète des informations clés sur les titres vendus. Une omission expose à des poursuites pénales.
La loi prévoit une défense légale : si les professionnels exercent une "diligence raisonnable" en enquêtant sur les entreprises et divulguent pleinement leurs findings, ils ne sont pas responsables des informations non découvertes.
Elle est pratiquée par les analystes actions, gestionnaires de fonds, courtiers, investisseurs individuels et entreprises en vue d'acquisitions. Pour les investisseurs privés, elle est volontaire ; pour les courtiers, elle est obligatoire avant toute vente de titre.
Voici 10 étapes clés pour les investisseurs individuels, applicables aux actions mais aussi aux obligations, immobilier et autres actifs. Toutes les données sont disponibles dans les rapports annuels/trimestriels et sur les sites financiers.
La capitalisation reflète la volatilité potentielle, l'actionnariat et la taille des marchés cibles. Les grandes capitalisations offrent stabilité et volatilité réduite ; les petites et moyennes sont plus fluctuantes.
Examinez le compte de résultat : revenus, dépenses, marges bénéficiaires et ROE. Calculez la marge nette (bénéfice net / chiffre d'affaires) sur plusieurs périodes et comparez au secteur.
Évaluez le secteur et les rivaux. Comparez marges et position : leader ? Secteur en croissance ? Analysez plusieurs acteurs pour insights sectoriels.
Utilisez P/E, PEG, P/S (disponibles sur Yahoo! Finance). Comparez aux pairs :
Vérifiez si fondateurs aux commandes, expertise via bios sur site corporate. Une forte détention d'actions par la direction est positive ; ventes récentes, alerte.
Analysez actifs, passifs, cash. Évaluez endettement vs secteur (pas toujours négatif). Vérifiez notations. Plus de cash-flow, meilleur investissement. Lisez notes et MD&A pour explications des variations.
Étudiez volatilité court/long terme et corrélation avec bénéfices. Performances passées ne prédisent pas l'avenir ; évitez volatilité si vous cherchez dividendes stables.
Vérifiez actions en circulation vs concurrents. Émission future ? Impact potentiel sur cours.
Consensus analystes sur croissance bénéfices/revenus (2-3 ans). Suivez tendances sectorielles, news (partenariats, IP, produits).
Industrie et spécifiques : litiges, régulation, management instable. Jouez l'avocat du diable : scénarios pires ?
À l'issue, vous êtes armé pour une décision éclairée.
Adaptez les 10 étapes ; focus sur :
En M&A, distinction hard (chiffres) vs soft (humain/culture).
Hard DD : EBITDA, créances, cash-flow, Capex, IP, audits, projections, litiges, etc.
Soft DD : Intégration culturelle, motivation employés (via rémunération), avis clients/fournisseurs.
Ignorez le capital humain, et >50% des M&A échouent (Harvard Business Review, 2007).
Processus de collecte/analyse d'infos pour évaluer risques, via comparaison chiffres entreprise vs temps/concurrents.
Réduire exposition au risque ; informer pleinement pour éviter responsabilités légales.
Hard (finances) vs soft (humain) ; pour M&A, croissance, etc.
Outil structuré : propriété, actifs, finances, croissance, RH.
Inspection immobilière, audit M&A, vérification antécédents.
La diligence raisonnable collecte faits pour décisions sages, minimisant risques et responsabilités. Essentielle pour investisseurs, courtiers, acquéreurs.
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